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Monsanto attaqué en justice par un agriculteur malade

 
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 laurent
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 Inscrit le: 09 Oct 2010
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 Message Posté le: Lun 12 Déc - 23:42 (2011)    Sujet du message: Monsanto attaqué en justice par un agriculteur malade Répondre en citant  

 
ouest France a écrit:

Monsanto attaqué en justice par un agriculteur malade

...Réagir Un céréalier charentais tente de faire reconnaître par la justice la responsabilité de la multinationale Monsanto dans l’intoxication invalidante dont il estime être victime après avoir utilisé un herbicide aujourd’hui interdit.


La chambre civile du tribunal de grande instance de Lyon a examiné lundi le cas de Paul François, un agriculteur de Bernac (Charente), 47 ans, tombé gravement malade en 2004 après avoir manipulé du Lasso.


Commercialisation d’un produit dangereux
« Nous attendons du tribunal qu’il déclare Monsanto responsable du préjudice et que l’obligation d’information sur le produit n’était pas respectée sur l’étiquette », a dit devant le tribunal son avocat, François Lafforgue.



Il reproche également à la firme américaine d’avoir continué à commercialiser un produit identifié comme dangereux et déjà interdit à l’époque dans plusieurs pays dont le Canada, la Belgique et le Royaume-Uni.


Il inhale des vapeurs de Lasso en 2004
« Monsanto connaissait la dangerosité de ce produit depuis 1982 et l’a laissé sur le marché le plus longtemps possible puisqu’il n’a été retiré en France qu’en 2007 », dit l’avocat.


Paul François, qui exploite 400 hectares de céréales, avait l’habitude de traiter ses champs de maïs avec du Lasso. C’est en vérifiant le contenu de la cuve contenant le produit après l’épandage qu’il a inhalé, le 27 avril 2004, des vapeurs du produit.

Vertiges et bégaiement
Souffrant de vertiges et bégaiement, l’agriculteur a bénéficié d’un arrêt de travail de cinq semaines avant d’être hospitalisé à plusieurs reprises dans les mois qui ont suivi pour divers troubles neurologiques. En février et mai 2005, soit un an après les faits, des analyses révélèrent la présence de chlorobenzère dans ses urines et ses cheveux, preuve d’une intoxication ancienne.


Monsanto se défend
La partie civile considère que le géant américain des phytosanitaires a commis une faute dans l’étiquetage du Lasso. « Il n’y avait pas d’information claire sur l’étiquette », a avancé l’avocat, selon lequel il a fallu faire des analyses du produit pour découvrir la dangerosité des composants.


Pour la défense de Monsanto, Jean-Philippe Delsart avance « qu’il n’est pas possible scientifiquement de retrouver des traces du produit sept mois après l’inhalation ». Il reproche de plus à l’agriculteur, qui ne portait pas de masque, de ne pas s’être protégé suffisamment.

« Et le chlorobenzère a été identifié comme pouvant produire les cancers de la lymphe, et ce n’est pas ce dont se plaint monsieur François », souligne Jean-Philippe Delsart.


Délibéré le 13 février
C’est la première fois qu’un particulier s’attaque au géant américain. Le céréalier espère que son action devant la justice encouragera ses collègues à dénoncer comme lui les maladies professionnelles liées à l’utilisation de produits chimiques.


La décision sera rendue le 13 février.



 
 
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 Message Posté le: Lun 12 Déc - 23:42 (2011)    Sujet du message: Publicité  

 
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 laurent
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 Inscrit le: 09 Oct 2010
 Messages: 773
 

 Message Posté le: Mar 29 Jan - 11:45 (2013)    Sujet du message: Monsanto attaqué en justice par un agriculteur malade Répondre en citant  

 
La tribune a écrit:


Procès des pesticicides : l'agriculteur gagne contre Monsanto


La première condamnation judiciaire de Monsanto en France a été prononcée ce lundi mais, au-delà de l'affaire qui oppose le géant américain à un agriculteur, c'est l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs qui est visé. Monsanto va faire appel.
Sur le même sujet

Le groupe Monsanto, géant américain des pesticides, va faire appel de sa condamnation prononcée lundi à Lyon pour l'intoxication d'un agriculteur charentais, qui est la première du genre, a annoncé un représentant mardi.

Le groupe a été jugé responsable par le tribunal de Lyon, qui a ordonné une expertise des préjudices subis par Paul François, un céréalier de 47 ans. Il a subi de graves troubles neurologiques après avoir inhalé en 2004 du "Lasso", pesticide aujourd'hui interdit. "Monsanto va faire appel de cette décision. Nous sommes déçus par la décision du tribunal", a dit sur France info Yann Fichet, directeur des relations institutionnelles de Monsanto France. Le procès en appel se déroulera dans un délai de plusieurs mois à un an.

Il déclare que les produits pesticides ne sont pas "anodins" mais souligne que les utilisateurs en sont informés par l'étiquetage et juge que la preuve n'a pas été apportée de la culpabilité du Lasso. "Une analyse approfondie du dossier ne révèle à notre sens pas d'élément suffisant démontrant un lien de causalité entre l'utilisation de ce désherbant et les symptômes rapportés par M. François", a-t-il dit.

Une maladie neurologique

"Le tout chimique" en agriculture est de plus en plus critiqué en France, où les autorités cherchent à établir le lien entre l'usage répété des produits phytosanitaires et certaines pathologies des agriculteurs, les cancers en particulier.

Le tribunal de grande instance de Lyon a jugé Monsanto responsable de l'intoxication au Lasso de Paul François, un agriculteur charentais qui a connu de graves troubles neurologiques après avoir inhalé en 2004 ce pesticide aujourd'hui interdit . Il se bat désormais pour faire reconnaître en France la toxicité de ces produits.

"Moi je suis vivant aujourd'hui mais il y a une partie de la population agricole qui va être sacrifiée, qui va en crever", estime Paul François, invalide à 50% en raison d'une maladie neurologique qui provoque notamment fatigue et fortes douleurs.

En nettoyant le fond d'une cuve contenant du Lasso, ce céréalier de 47 ans a subi une intoxication aiguë lui permettant d'impliquer directement ce produit. Un cas presque inédit, dit-il : la grande majorité des agriculteurs ont été exposés à différents pesticides, parfois pendant des dizaines d'années.

"Nous n'avions pas idée que l'accumulation de ces produits allait avoir des effets vingt, trente ans après. Dans cette génération qui a commencé à travailler avec des pesticides dans les années 80, beaucoup sont en train de souffrir dans leur coin."

Avec d'autres malades, il a créé en 2011 Phyto'Victimes qui aide les agriculteurs à faire reconnaître leur pathologie comme une maladie professionnelle. Les demandes affluent à l'association qui traite selon lui une centaine de dossiers et recense déjà quatre décès parmi ses membres.

SEULEMENT 47 CAS RECONNUS

La Mutualité sociale agricole (MSA), la sécurité sociale des agriculteurs, a mis en place un réseau de vigilance à partir de 1996. Anonymement, les agriculteurs peuvent témoigner des incidents qu'ils ont pu constater en utilisant des pesticides.

"Depuis la mise en place de ce réseau, 2.700 signalements ont été enregistrés, soit près de 200 par an en moyenne", explique Yves Cosset, médecin en chef de la santé et de la sécurité au travail à la MSA. "Ils concernent surtout des irritations cutanées, les troubles digestifs comme les diarrhées ou les problèmes neurologiques."

Au-delà de la veille et de la prévention, la MSA est également chargée d'accorder ou non le statut de maladie professionnelle. Pour l'association Phyto'Victimes, près de neuf demandes sur dix sont rejetées, faute de figurer dans la grille des pathologies liées aux pesticides.

"Le taux de refus est inférieur à 10%", rétorque Yves Cosset, qui juge que le nombre de dossiers déposés est stable.

Au cours des dix dernières années, seulement 47 cas ont été reconnus. Principalement des cancers du sang, de la vessie ou des troubles respiratoires, explique le médecin.

En 2012, la maladie de Parkinson doit être ajoutée aux tableaux et des réflexions sont en cours concernant d'autres pathologies, dit Yves Cosset sans pouvoir préciser lesquelles.

UNE AIGUILLE DANS UNE BOTTE DE FOIN

Face aux difficultés administratives, certains agriculteurs malades disent faire le choix de ne pas entamer une procédure longue et coûteuse en énergie, notamment parce qu'ils utilisent plusieurs produits et ce depuis de nombreuses années.

"C'est comme être couché sur un tas d'épines et tenter de savoir laquelle vous a piqué", témoigne un agriculteur d'une cinquantaine d'années qui a soigné un cancer de la prostate.

Il reconnaît pourtant que les pesticides ont aussi permis d'augmenter fortement les rendements dans tous les secteurs.

Un argument repris par les fabricants de phytosanitaires de l'Union de l'Industrie de Protection des Plantes (UIPP).

Ce syndicat se retranche derrière l'autorisation de mise sur le marché (AMM) que lui délivre pour chaque produit le ministère de l'Agriculture. Mais il assure que dès qu'un produit est reconnu cancérigène pour l'homme, il est retiré du marché.

"Je pense que si on avait un problème fort sur la santé avec les pesticides on l'aurait déjà vu", estime Jean-Marie Bocquet, directeur général de l'UIPP, précisant que 75% environ des substances, parmi les plus toxiques, ont été retirées en application de la réglementation européenne.

"CRIMINEL"

"Aujourd'hui les études ne sont pas suffisamment spécifiques pour pointer une, deux ou trois molécules. Ce n'est pas satisfaisant pour nous", ajoute-t-il.

En complément des études partielles déjà menées en France, l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) a décidé de s'autosaisir pour mener une enquête globale sur la santé des agriculteurs, dont les conclusions sont attendues d'ici 2013.

Le ministère de l'Agriculture n'a pas été en mesure de fournir une position sur le sujet. Le ministre Bruno Le Maire a cependant fait ajouter la prévention des risques liés à l'utilisation des pesticides au plan Ecophyto 2018, d'abord censé réduire leur utilisation dans un but environnemental.

En attendant la reconnaissance des autorités, un deuxième agriculteur s'est lancé dans une bataille judiciaire contre Monsanto, qui n'a pas donné suite aux demandes d'interview.

Jean-Marie Desdions veut prouver que c'est une exposition sur le long terme au Lasso qui a provoqué son myélome, un cancer des os. Les analyses ont retrouvé le même principe actif, le monochlorobenzène, dans son organisme.

"Quand une firme écrit noir sur blanc qu'il ne faut pas de protection vu les faibles doses de monochlorobenzène, c'est criminel", estime ce céréalier du Cher qui a subi huit ans de chimiothérapie et trois greffes de moelle
  
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 Message Posté le: Aujourd’hui à 13:45 (2016)    Sujet du message: Monsanto attaqué en justice par un agriculteur malade  

 
 
 
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