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Pesticide
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 laurent
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 Message Posté le: Jeu 21 Oct - 17:43 (2010)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 je poste ici un article sur les pesticides
Citation:
15-10-2010Pesticides : les mauvais comptes du gouvernement
Lors du Grenelle de l'environnement, l'objectif d'une baisse de 50 % des tonnages de pesticides utilisés en France, d'ici 2018, a été arrêté. Mais pour y parvenir réellement, encore faut-il prendre en compte toutes les sortes de pesticides utilisées par l'agriculture et leur concentration en substances actives.

C'est ainsi que le gouvernement vient de se faire prendre en flagrant délit d'oubli de comptabiliser les pesticides qui enrobent certaines semences. Ce qui n'est assurément pas un petit détail, puisque comme le note fort justement FNE (la fédération France Nature Environnement), 97% des semences de blé commercialisées sont traitées. On peut également citer l'enrobage des grains de maïs avec des insecticides comme le Cruiser, une préparation notamment accusée de nuire aux abeilles, les traitements des tubercules de pomme de terre. Selon le ministère de l'agriculture, cette absence de comptabilisation des enrobages ne serait pas dû à un oubli, mais à une insuffisance de données fiables. Néanmoins, à la demande de la fédération FNE, le ministère de l'agriculture se serait engagé à 'réévaluer les chiffres de l’utilisation des pesticides' pour ses prochaines communications, en intégrant l’ensemble des pesticides, y compris les traitements de semences et les traitements en zones non agricoles (parcs, jardins, voirie, etc.).

Enfin, concernant le volume, plus que cette donnée, ce qui compte en matière de pesticide c'est la concentration en substances actives. Un volume donné avec une faible concentration est bien moins nocif qu'une quantité équivalente avec une concentration en principes actifs supérieure. C'est ainsi que le plan Ecophyto, de réduction des pesticides, comporte un indicateur d'usage, le NODU, qui permet de ne pas appréhender l'intensité du recours aux pesticides sur les seuls volumes.
 

le lien vers l'article original:
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4425 
 
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 Message Posté le: Jeu 21 Oct - 17:43 (2010)    Sujet du message: Publicité  

 
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 laurent
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 Message Posté le: Mer 12 Jan - 21:15 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
Chers amis en France,



Les abeilles sont en train de disparaître et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les scientifiques mettent en cause des pesticides toxiques, mais la France vient d'autoriser la mise sur le marché de l'un de ces produits. Appelons-la ainsi que l'UE à interdire l'ensemble de ces produits pour éviter l'extinction des abeilles. Signez la pétition et faites suivre cet appel urgent:


Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour unevaleur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Avec espoir,

Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS

Abeilles: le ministère de l'Agriculture renouvelle l'autorisation du Cruiser, L'Humanité, 8 Décembre 2010
http://www.humanite.fr/08_12_2010-abeilles-le-ministère-de-lagriculture-renouvelle-lautorisation-du-cruiser-459571

L'UNAF dénonce le renouvellement illégal de l'autorisation du pesticide Cruiser, Communiqué du 9 Décembre 2010
http://www.avaaz.org/communique_unaf

Le futur des abeilles entre les mains du lobby des pesticides? Corporate Europe Observatory et Cordination Apicole Européenne, Novembre 2010
https://docs.google.com/viewer?url=http://bee-life.eu/medias/news/futur-fr.pdf

L'apiculture française s'organise, la lutte contre les pesticides au coeur de l'action, Actu-environnement, Février 2010:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/apiculture_abeille_unaf_pesticides_9639.php4

Les élus signent une charte de soutien aux apiculteurs, La France Agricole, Mars 2010:
http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/abeilles-pesticides-les-elus-signent-une-charte-de-soutien-25513.html

Document révélant la connaissance qu'avaient les autorités des Etats-Unis de la toxicité des pesticides (en anglais):
http://www.sfgate.com/cgi-bin/blogs/green/detail?entry_id=79910

 
  
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 laurent
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 Message Posté le: Sam 29 Jan - 22:48 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
L’insecticide CRUISER n’a plus la cote au Conseil d’Etat 
 Univers Nature 26 Janv 2011
En décembre 2010, le ministère de l’Agriculture annonçait le renouvellement d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour une durée d’un an de l’insecticide CRUISER 350, utilisé en enrobage de semences de maïs. Cette dérogation d’un an en faveur du CRUISER était alors délivrée pour la quatrième fois consécutive depuis 2008. Excédée par cette pratique indéfiniment renouvelable, l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) avait dénoncé « un artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l’Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux pour contester l’AMM ».
A l’époque, l’UNAF avait déjà saisi trois fois le Conseil d’Etat sur ce dossier. Mais il semble aujourd’hui que ces efforts n’aient pas été vains. En effet, le 24 janvier dernier, le Conseil d’Etat (1) a examiné les trois requêtes de l’UNAF, contrant les décisions d’autorisation de mise sur le marché du CRUISER 350. Lors de cette audience, le rapporteur public du Conseil d’Etat, monsieur Edouard GEFFRAY, a demandé l’annulation des décisions par lesquelles le ministre de l’Agriculture a autorisé le CRUISER successivement en 2008, 2009 et 2010. Par ailleurs, le magistrat a également appelé à la condamnation de l’Etat à verser 9 000 € d’indemnités à l’UNAF pour ses frais de procédure.
S’exprimant sur cette « victoire annoncée », le Conseil d’Etat se rangeant aux recommandations du rapporteur public dans la plupart des cas, le président de l’UNAF, Henri CLEMENT a déclaré : « (…) une fois de plus, cette affaire pose la question de l’indépendance de l’expertise au sein de l’agence nationale (l’ANSES) et de l’agence européenne (AESA) chargées de l’évaluation des risques. Elle pose aussi la question de la confiance que les citoyens doivent pouvoir attacher au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ».
Puissant insecticide neurotoxique de traitement des grandes cultures, le CRUISER est dénoncé depuis des années par les apiculteurs pour son impact sur l’ensemble des insectes pollinisateurs. Ce produit a succédé aux insecticides GAUCHO et REGENT, tous deux interdits sur intervention du Conseil d’Etat. A l’heure actuelle, le CRUISER est interdit dans la plupart des pays européens.
Cécile Cassier
1- Le Conseil d’État se définit comme « le conseiller du Gouvernement pour la préparation des projets de loi, d’ordonnance et de certains décrets. Il traite également ses demandes d’avis et effectue à la demande du Gouvernement ou à sa propre initiative des études. Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Conseil d’Etat peut également être saisi par le président de l’Assemblée nationale ou du Sénat d’une proposition de loi élaborée par les parlementaires ».

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4548 
 
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 laurent
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 Message Posté le: Ven 18 Fév - 21:09 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 Un article de maxiscience sur les pesticide : l'article original



Citation:


Pesticides : 1 million de signatures pour "Urgence pour les abeilles"


L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a présenté hier au ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, une pétition signée par plus d'un million de personnes et réclamant l'interdiction des pesticides soupçonnés d'être à l'origine de l'inquiétante surmortalité des abeilles.

Apportée hier au ministère par une délégation de représentants de l'Unaf et de l'organisation mondiale de citoyens Avaaz.org, la pétition "Urgence pour les abeilles" a été signée par 190.000 personnes en France, et 1,1 million à travers le monde. "La France est le troisième consommateur mondial d'insecticide derrière les Etats-Unis et le Japon. Ces produits ont un effet violent sur les insectes. Le ministre fait pourtant la sourde oreille. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et non céder sous la pression du puissant lobby des firmes céréalières", s'insurge Olivier Belval, membre de l'Unaf cité par le site de France Soir.
Si l'insecticide Cruiser, le plus craint par les apiculteurs, a vu son autorisation de mise sur le marché annulée par le Conseil d'Etat mercredi, le Cruiser 350, tout aussi toxique, devrait lui succéder. N'ayant pas été interdit, ce pesticide pourrait dès le printemps prochain, être utilisé sur les cultures de tournesol.
Alors que les abeilles sont partout dans le monde, et tout particulièrement en Europe, victimes d'une surmortalité non expliquée, phénomène baptisé "Syndrome d'effondrement des colonies", la pétition "exhorte la France et l'Union européenne à interdire les pesticides néonicotinoïdes jusqu'à ce que et seulement si de nouvelles études scientifiques indépendantes prouvent leur innocuité". Le document a également été remis à Bruxelles et à Washington.




  
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 laurent
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 Message Posté le: Lun 21 Fév - 20:42 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
Populations rurales : des pesticides jusque dans les tapis et les moquettes

Dirigée par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, une équipe de scientifiques américains s’est intéressée à la provenance de résidus de pesticides trouvés dans des moquettes et des tapis d’habitations. A cette fin, ils ont prélevé et analysé des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences californiennes, y recherchant les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (1). Parallèlement, ils ont dressé la carte des cultures dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences examinées, durant trois périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours.

Les chercheurs ont ensuite recherché une éventuelle relation entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de ces substances dans les moquettes et tapis. D’après leurs conclusions, en cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédant le prélèvement des poussières, les échantillons concernés présentaient des concentrations de pesticides « significativement plus élevées » que ceux prélevés dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles. Cette observation s’est confirmée pour 5 des pesticides étudiés (2). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour d’habitations durant les 730 jours précédents. Selon les chercheurs, l’utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n’a eu qu’un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés au cours de cette étude. La conclusion finale de ces travaux est que « l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif » pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes et tapis des maisons prospectées.

A la veille de la tenue du Salon de l’Agriculture, l’association Générations Futures a souhaité attirer l’attention sur cette étude qui démontre que l’utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d’être cancérigènes, a un impact sur les populations avoisinantes et l’air qu’elles respirent. Plus inquiétant, cela s’observe dans un rayon autour des habitations (1250 m) bien plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors. L’association espère que ces nouveaux éléments susciteront une prise de conscience au sein du monde agricole et de ceux qui le gouvernent, afin qu’ils reconnaissent que l’usage effréné de pesticides pose un véritable problème de santé publique.


Cécile Cassier 
1- carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine.
2- chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine. 

l'article original : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4581 
 
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 laurent
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 Message Posté le: Jeu 3 Mar - 23:41 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
Deux pesticides augmentent le risque de Parkinson
Les chercheurs des NIH ont examiné 110 personnes atteintes de Parkinson et un groupe témoin de 358 sujets indemnes sélectionnés parmi une cohorte de 90.000 professionnels (agriculteurs, jardiniers…) utilisateurs de produits phytosanitaires. Crédits photo : CRISTINA QUICKLER/AFP
L'un des deux, la roténone, est un insecticide naturel utilisé en agriculture biologique. 

Des chercheurs américains des Instituts nationaux de la santé (NIH) viennent de publier une étude dans la revue Environmental Health Perspectives montrant que les personnes exposées au cours de leur vie à la roténone ou au paraquat, deux pesticides, ont plus de risques que les autres de développer un jour la maladie de Parkinson, une affection neurodégénérative. Or si le paraquat est un herbicide synthétique dont la dangerosité, notamment pour l'homme, est connue depuis des lustres, la roténone est un insecticide «naturel». Extraite de différentes plantes tropicales, comme le roten (Paraderris elliptica), elle est utilisée depuis des décennies en agriculture biologique… De quoi contredire la distinction abusive souvent entretenue dans l'esprit du public entre substances naturelles, présentées comme étant forcément «bonnes» ou inoffensives pour la santé, et produits chimiques, mauvais par définition.
Selon Freya Kamel, coauteur de la publication, «la roténone inhibe directement le fonctionnement des mitochondries». Ces dernières années, plusieurs études ont montré qu'il existe un lien entre la maladie de Parkinson et le dérèglement de ces petites inclusions chargées d'approvisionner les cellules en énergie. De son côté, le paraquat «accroît la production de certains dérivés d'oxygène qui peuvent avoir des effets néfastes sur les structures cellulaires», ajoute cette scientifique.
Les chercheurs des NIH ont examiné 110 personnes atteintes de Parkinson et un groupe témoin de 358 sujets indemnes. Tous avaient été sélectionnés parmi une cohorte de 90.000 professionnels (agriculteurs, jardiniers…) utilisateurs de produits phytosanitaires, ainsi que leurs conjoints, suivis dans le cadre de l'étude FME (Farming and Movement Evaluation). «La maladie de Parkinson est 2,5 fois plus fréquente chez les sujets ayant déclaré avoir utilisé de la roténone», écrivent les auteurs. Le tout, même lorsque l'exposition date de plus de quinze ans avant le diagnostic.

Les «bio» n'ont aucune solution de remplacement   S'agissant du paraquat, ils estiment que cette substance «joue un rôle clé dans le déclenchement de la maladie» sans toutefois quantifier le facteur de risque, et alertent les autorités sanitaires sur le fait que cet herbicide, interdit en Europe depuis juillet 2007, reste l'un des plus utilisés dans le monde, notamment dans les bananeraies. Son emploi a toutefois toujours été strictement limité aux agriculteurs. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de la roténone. «Son usage très répandu, jusqu'à encore récemment, tant chez les professionnels que chez les particuliers suggère que beaucoup de gens ont été exposés, s'inquiètent les chercheurs américains. Étant donné que la roténone est extraite de plantes, elle a été considérée comme un pesticide “bio” et a été couramment utilisée comme insecticide domestique, dans les jardins familiaux et l'agriculture, ainsi que pour tuer les poissons.  » En particulier les espèces envahissantes qui prolifèrent dans les étangs de pisciculture.
En Europe, elle a été retirée du marché en octobre 2008 mais les agriculteurs bénéficient jusqu'en avril 2011 d'une dérogation pour l'utiliser encore sur la vigne (contre la flavescence dorée) et certains arbres fruitiers. «La roténone a longtemps été utilisée en bio parce que c'est une substance très peu rémanente dans l'environnement, mais à l'époque où nous l'avons introduite dans nos cahiers des charges personne ne savait qu'elle pouvait être toxique pour l'homme lors de son application», se défend Monique Jonis, de l'Institut technique de l'agriculture biologique. Pour l'heure, les «bio» n'ont aucune solution de remplacement pour protéger leurs cultures. Sauf peut-être le pyrèthre, une autre substance naturelle en attente d'homologation. Une situation qui embarrasse certaines ONG. Comme le remarque Gil Rivière, dans la revue Agriculture et environnement, le dernier document de l'association Générations futures, portant sur les dérogations dont bénéficient certains pesticides interdits dans l'Union européenne, ne fait nullement mention de la roténone et de ses propriétés neurotoxiques.




l'article original : http://www.lefigaro.fr/sante/2011/02/28/01004-20110228ARTFIG00712-deux-pest…  
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 laurent
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 Message Posté le: Ven 11 Mar - 20:06 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
Des femmes enceintes exposées à l’herbicide atrazine via l’eau de boisson

Bien qu’interdit d’utilisation depuis quelques années, l’atrazine (1) reste le pesticide le plus présent dans les eaux en France. Or, cette substance active représente une réelle menace, plus particulièrement pour les femmes enceintes, si l’on en croit une récente étude scientifique française. De 2002 à 2006, une équipe de chercheurs menée par Cécile Chevrier, chercheuse à l’Inserm, a suivi un groupe de femmes enceintes en Bretagne afin d’évaluer leur éventuelle exposition à l’atrazine. Effectué avant la 19ème semaine de grossesse, un prélèvement d’urine a révélé la présence d’atrazine ou de l’un de ses métabolites (2) chez certaines des femmes examinées. Celles-ci ont probablement été exposées à ces substances par l’environnement, et notamment par absorption d’eau de boisson.

S’interrogeant sur l’impact sur les nourrissons de cette exposition, les chercheurs ont mis en évidence une augmentation des risques de faible poids et de faible circonférence crânienne à la naissance chez les nourrissons des mères exposées à l’atrazine. En effet, les femmes ayant des traces d’atrazine ou de l’un de ses métabolites dans les urines ont 50 % de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant un faible poids à la naissance et 70 % de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant une faible circonférence crânienne à la naissance.
Comme le souligne Générations Futures, cette étude démontre ainsi que l’exposition environnementale prénatale à ce pesticide, même à des doses très faibles, peut avoir des conséquences sur le développement du fœtus, et donc sur l’état futur de l’enfant. Y voyant « une réponse cinglante aux actuelles tentatives de négations du risque sanitaire posé par les pesticides », l’association réclame que l’ensemble des pesticides pour lesquels un effet perturbateur endocrinien a été démontré soient retirés du marché. 

L'article original : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4598 
 
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 laurent
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 Message Posté le: Ven 26 Aoû - 16:25 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
 Le Roundup de Monsanto est-il toxique ?La firme américaine Monsanto, sous le coup d'une plainte du gouvernement indien pour biopiraterie depuis le mois d'août, doit faire face à de nouvelles critiques répétées depuis des années. Le célèbre désherbant Roundup, produit de la firme, contient du Glyphosate, dotn la toxicité est mise en avant par de nombreuses études. L'article suivant, publié dans l'édition papier du Monde, fait le point sur la situation.
Le Roundup et son principe actif, le glyphosate, sont de nouveau au centre d’une controverse. Dans un rapport édité par Earth Open Source (EOS), une petite organisation non gouvernementale (ONG) britannique, une dizaine de chercheurs mettent en cause les autorités européennes pour leur peu d’empressement à réévaluer, à la lumière de nouvelles données, l’herbicide à large spectre le plus utilisé au monde. Le texte, qui circule sur Internet depuis juin, rassemble les indices selon lesquels le pesticide phare de Monsanto est potentiellement tératogène – c’est-à-dire responsable de malformations foetales.
Les auteurs du rapport citent notamment une étude publiée, fin 2010, dans Chemical Research in Toxicology, selon laquelle l’exposition directe d’embryons de batraciens (Xenopus laevis) à de très faibles doses d’herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations. Menés par l’équipe de l’embryologue Andres Carrasco, de l’université de Buenos Aires, ces travaux identifient en outre le mécanisme biologique à la base du phénomène:exposés au phytosanitaire, les embryons de Xenopus laevis synthétisent plus de trétinoïne, dont l’effet tératogène est notoire chez les vertébrés. Monsanto réfute ces conclusions, précisant qu’une exposition directe, « irréaliste », permettrait aussi de conclure à la tératogénicité de la caféine… « Le glyphosate n’a pas d’effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate,même à très fortes doses », ajoute Monsanto sur son site Web.
Pourtant, le dernier rapport d’évaluation du glyphosate par la Commission européenne, daté de 2001,qui repose au moins en partie sur les études toxicologiques commanditées par l’agrochimiste lui même, précise qu’à hautes doses toxiques, le glyphosate provoque chez le rat « un plus faible nombre de foetus viables et un poids foetal réduit, un retard d’ossification, une plus forte incidence d’anomalies du squelette et/ou des viscères ». Selon EOS, les observations d’Andres Carrasco coïncident avec des effets suspectés sur les populations humaines les plus exposées au Roundup. C’est-à-dire dans les régions où les cultures génétiquement modifiées résistantes au glyphosate (dites « Roundup Ready ») se sont imposées et où l’herbicide est donc le plus massivement épandu. Un examen des registres de la province argentine du Chaco a montré,dans la localité de La Leonesa, que l’incidence des malformations néonatales, au cours de la décennie 2001-2010, avait quadruplé par rapport à la décennie 1990-2000. Selon M.Carrasco, la commission ayant mené ce décompte a recommandé aux autorités de lancer une étude épidémiologique en bonne et due forme.
« Cette recommandation n’a pas été suivie », dit le chercheur. « Qu’il y ait un problème en Amérique du Sud avec les produits phytosanitaires, c’est probable, mais il est très difficile d’affirmer qu’il est lié au glyphosate en particulier », estime un toxicologue qui travaille dans l’industrie et reproche au rapport d’EOS des « amalgames » et « des comparaisons de chiffres trompeuses ». « En outre, ajoute- t-il, la pulvérisation aérienne est la norme là-bas, alors qu’elle est globalement interdite en Europe. »
La réévaluation prévue pour 2012 aura lieu en 2015
Pour la Commission européenne, les indices rassemblés par EOS ne constituent pas un motif suffisant pour changer le calendrier en cours. La dernière évaluation du Roundup remonte à 2002. La réévaluation était prévue en 2012, mais le retard accumulé par Bruxelles va repousser ce nouvel examen à 2015.
Ce retard n’est pas la principale raison des protestations de l’ONG. « De nouvelles règles d’évaluation des pesticides, potentiellement plus contraignantes, sont en train d’être finalisées, dit Claire Robinson, qui a coordonné la rédaction du rapport d’EOS. Mais la réévaluation qui sera rendue en 2015 reposera encore sur l’ancienne réglementation, pour laisser aux industriels le temps de s’adapter. » Ce que la Commission ne dément pas. Les nouvelles règles - qui, de source industrielle, doivent être « finalisées à l’automne » - prévoient un examen obligatoire de la littérature scientifique, en plus des études présentées par les industriels. Les travaux publiés dans les revues savantes par les laboratoires publics devront donc être systématiquement pris en compte,même si « cela ne veut pas dire qu’ils sont aujourd’hui systématiquement ignorés, loin de là », tempère Thierry Mercier, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Pour EOS, la différence est pourtant de taille. «  Sous les anciennes règles, il est probable que le glyphosate obtiendra une nouvelle autorisation, dit Mme Robinson. Il faudra alors vraisemblablement attendre jusqu’en 2030 pour que ce produit subisse une réévaluation sérieuse, conforme au nouveau règlement. Alors que nous savons dès aujourd’hui qu’il pose problème. »
Les études commanditées par les industriels doivent répondre à certains critères concernant les espèces animales enrôlées dans les tests, la nature et la durée de l’exposition aux produits testés, etc. Les laboratoires universitaires –comme celui de M.Carrasco–disposent d’une plus grande latitude. Et les différences de conclusions sont parfois considérables. Un exemple cité par EOS est celui du bisphénol A (BPA). Dans une revue de la littérature scientifique publiée en 2005 dans Environmental Health Perspectives, Frederick vom Saal (université du Missouri) estimait que 94 des 115 études académiques publiées sur le sujet concluaient à un effet significatif du BPA sur les organismes, même à très faible dose. Dans le même temps, aucune des dix-neuf études sur le même thème commanditées par les industriels ne mettait en lumière de tels effets. En France, le BPA a été interdit en 2010 dans les biberons.
Dans le cas du glyphosate et de son principal produit de dégradation, l’acide aminométhylphosphonique (AMPA), plusieurs études publiées ces dernières années mettent en lumière leur toxicité pour certains organismes aquatiques. «  Le glyphosate ou l’AMPA ne sont pas des molécules très problématiques en elles-mêmes, en tout cas moins que d’autres, explique Laure Mamy, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et spécialiste du devenir de ces composés dans l’environnement. Le problème, c’est la quantité. C’est la dose qui fait le poison. » Or, si le glyphosate se dégrade relativement rapidement, « l’AMPA peut persister plusieurs mois dans les sols ». En France, selon l’Institut français de l’environnement (IFEN), cette molécule est désormais le contaminant le plus fréquemment retrouvé dans les eaux de surface.
Son succès est donc le principal problème du Roundup. D’autant que des résistances sont apparues ces dernières années. Sur le continent américain en particulier, où les cultures génétiquement modifiées associées ont permis un usage massif du Roundup, des mauvaises herbes commencent à être de moins en moins sensibles – voire complètement résistantes – à l’herbicide phare de Monsanto. « Or, lorsque ces résistances commencent à survenir, on est parfois tenté d’augmenter les quantités épandues », dit Laure Mamy.
Source : Stéphane Foucart, Le Monde, le 9 août 2011, p 10.




  
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 Message Posté le: Sam 17 Sep - 14:12 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 Entendu il y a deux jour sur Europe1, une étude mené par la msa montrerai que les agriculteurs seraient moins touché par le cancer que le reste de la population:
aprés une recherche j'ai trouvé cet article:
le journal de l'environnement a écrit:

Cancer : les agriculteurs sont-ils vraiment moins affectés ?
Le 16 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
  
La population agricole représente entre 10 et 15% de la population française
En mars dernier, «Notre poison quotidien», le documentaire de Marie-Monique Robin, révélait au grand public que les agriculteurs étaient les premières victimes des pesticides, bien que souvent pointés du doigt car suspectés de polluer l’environnement. L’enquête Agrican (Agriculture et cancer) commandée par la Mutuelle sociale agricole a rendu ses premiers résultats et montre contre toute attente qu’un agriculteur court moins de risques de mourir d’un cancer que le reste de la population. Mais l’association Générations futures doute de la valeur scientifique de ces résultats.
Ô surprise. Les agriculteurs français sont en forme, bien meilleure en tout cas que le reste de la population. En catimini, la Mutuelle sociale agricole (MSA) a publié, en juin dernier, les premiers résultats de son enquête Agrican, lancée en 2005, et dont les résultats étaient attendus de pied ferme. Plus de 560.000 agriculteurs, membres de la MSA, répartis dans 12 départements* français ont été sollicités pour répondre à cette enquête. Des départements sélectionnés en fonction de la présence d’un registre des cancers mais aussi de la représentativité de leurs activités agricoles. 180.000 personnes ont répondu au questionnaire, des femmes plus particulièrement. Le taux de participation a dépassé les 30% et au final la cohorte se compose de 46% de femmes et de 54% d’hommes.
Que dit l’étude? Les agriculteurs meurent moins de cancer que le reste de la population. Fumant moins, ayant une alimentation plus saine et plus équilibrée et étant moins sédentaire que les autres groupes socio-professionnels, les paysans sont en général en meilleure santé. «Nous avons identifié que les membres de la cohorte ont une plus grande espérance de vie que la population en général», commente le rapport. Les hommes et les femmes de la cohorte ont respectivement 27 et 19% moins de risque de mourir d’un cancer comparativement à un homme et une femme de la population générale du même département et du même âge.
Des résultats qui étonnent vraiment François Veillerette: «La communication officielle se contente d’une présentation qui se veut rassurante mais qui est tellement édulcorée qu’elle confine à de la propagande pure et simple, et occulte le fait que les agriculteurs sont plus fréquemment touchés par certains cancers que la population générale: cancers de la prostate, des lèvres, lymphomes, entre autres…».
Ce que reproche à l’étude le porte-parole de l’association Générations futures? L’absence d’information sur l’incidence des cancers, c’est-à-dire le nombre de cas de cancer, de personnes malades, dans la population agricole française –les seuls chiffres sont relatifs à la mortalité et non à la morbidité. Il s’étonne aussi de l’absence de données sur le lien entre exposition aux pesticides et cancer. «Ce qu’on apprend aussi c’est que dans cette cohorte -très sujette à caution puisqu’elle ne couvre pas les travailleurs saisonniers, ni certaines cultures, ni les départements dans lesquels le taux de mortalité par cancer est le plus fort– seuls 48% des hommes ont eu une exposition directe aux pesticides!» Un chiffre qui paraît bien en deçà de la réalité lorsque l’on considère que seule 3% de la surface agricole utile de la France est déclarée en agriculture biologique. Ce qui signifie que les données sur la mortalité par cancer présentées pourraient être largement sous-estimées, puisque moins d’un agriculteur sur deux est concerné par l'exposition aux pesticides, dont on sait, par ailleurs, qu'ils sont un facteur de risque du cancer.
Ce vendredi 16 septembre, les résultats de l’étude Agrican devaient être présentés au Symposium de l’Institut national de médecine agricole qui se tient à Tours sur le thème «Cancer et travail en agriculture». L’occasion pour Pierre Lebailly, chercheur en charge de l’étude Agrican, d’intervenir sur «l’étude de l’Incidence des cancers et de la mortalité en milieu agricole en France».
Alors que de réelles données sur l’incidence des cancers par facteur de risque et en fonction de la zone géographique et du type de culture dans le milieu agricole étaient attendues, le chercheur a plutôt fourni un aperçu des études épidémiologiques faites aux Etats-Unis, des éléments sur le tabagisme, des informations sur la prévalence de la bronchite chronique et enfin quelques données sur la mortalité par cancer… mais rien de bien nouveau dans tout cela. «Agrican fait de la com’ mais pas de la science!», s’exclame François Veillerette. Et le porte-parole de rajouter: «Que les agriculteurs soient en meilleure santé que le reste de la population française n'est pas une nouveauté et nous nous en félicitons. Mais, décidemment, Agrican n'arrive pas à accoucher de chiffres clairs sur l'incidence du cancer chez les agriculteurs.»
En fin d’exposé, Pierre Lebailly a expliqué que, dans les années à venir, les chercheurs allaient travailler sur le cancer du poumon et la maladie de Parkinson, ce qui éloigne encore un peu plus de la thématique «pesticides»; et surtout qu’il faudra encore attendre 2012-2014 pour voir réaliser l’enquête de suivi, tant attendue par les associations.
 
 
 
*Calvados, Côte d’Or, Doubs, Gironde, Isère, Loire-Atlantique, manche, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Somme, Tarn et Vendée.
 
  
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 Message Posté le: Ven 28 Oct - 19:43 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:
 

  • Agriculture : l'usage de produits chimiques recule


    L'usage de fongicides pour la culture du raisin a baissé de 10% sur la période 2010-2011.

  • Le recours aux produits phytosanitaires sur les cultures a baissé de 20% en trois ans, mais il reste encore du chemin pour atteindre l'objectif de 50% du plan Ecophyto en 2018.

  • Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les agriculteurs ont de moins en moins recours aux produits phytosanitaires, ces substances chimiques utilisées pour protéger les cultures des parasites, de certains insectes, de champignons ou des mauvaises herbes. En trois ans, les volumes vendus par les industriels aux exploitants ont diminué de plus de 20% passant de 78.000 tonnes en 2008 à 62.000 tonnes en 2010.Pour la campagne 2010-2011, «on constate une baisse de 10% des fongicides sur les cultures de blé ou dans les vignes, une stabilité des pesticides et une hausse de 6% des herbicides et de 14% des semences enrobées », remarque Jean-Charles Bocquet, porte-parole de l'UIPP, le syndicat professionnel des industriels de la protection des cultures.
    En outre, certains produits comme l'atrazine, un pesticide nocif dans l'environnement transformant des batraciens mâles en femelles, mais aussi le lindane, sont désormais interdits à la vente. D'autres sont plus strictement encadrés comme l'isoproturon. «On sent qu'il existe une volonté globale de diminuer les intrants, explique Jean-Yves Leroyer, technico commercial à la Coopérative des agriculteurs de Mayenne (CAM). Les exploitants sont plus raisonnables car ce sont eux les premiers exposés.», ajoute-t-il.
    Les agriculteurs commencent à comprendre qu'avoir la main moins lourde sur les dosages peut s'avérer bénéfique aussi pour la santé de leurs comptes. «J'accepte de produire environ 10% de moins. Mais en parallèle, ma réduction d'usage de pesticides me permet de réaliser des économies sur les semences, les engrais et autres produits phytopharmaceutiques», remarque Éric Modard, cultivant du blé et du colza dans l'Eure.
    Méthodes alternatives
    Depuis la fin des années 1990, une prise de conscience générale émerge dans le monde agricole. Elle a suscité la multiplication des initiatives comme la mise en place du Grenelle de l'environnement, ou celle du plan Ecophyto. Son objectif: réduire de moitié l'usage des produits de protection des cultures d'ici à 2018.
    Pour faire un point d'étape, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, a réuni le Conseil national d'orientation et de suivi (CNOS), le 26 octobre à Paris. Il s'est félicité des «excellents résultats» dus à la baisse très nette (-87%) des ventes des substances les plus dangereuses comme du recours plus important (+65%) à «des méthodes alternatives» comme l'utilisation de coccinelles pour lutter contre les pucerons.
    Autre point de satisfaction du ministre le volet formation du plan Ecophyto 2018. «Entre fin 2009 et le 31 juillet 2011, 140.000 professionnels, utilisateurs, distributeurs et conseillers, ont été formés et certifiés aux règles d'utilisation des produits phytosanitaires», souligne Emmanuelle Soubeyran, de la Direction générale de l'alimentation. «D'ici octobre 2014, nous devons former 800.000 personnes car le certiphyto sera devenu obligatoire pour pouvoir traiter ses cultures», poursuit-elle.
    Pour leur part, les industriels de l'UIPP, veulent que le plan Ecophyto 2018 aille plus loin dans ses outils de mesure. «Il faudrait mesurer l'impact de ce plan sur la santé des agriculteurs, la contamination des eaux ou la rentabilité des exploitations», insiste Jean-Charles Bocquet.







http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/27/04016-20111027ARTFIG00771-agr… 
 
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 Message Posté le: Ven 4 Nov - 20:50 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
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Foix. L'apiculteur veut sauver ses abeilles des insecticides






Thierry Forgues, apiculteur depuis 2008, dénonce l'emploi d'insecticides systémiques sur les cultures de colza notamment. Les apiculteurs de plaine sont menacés.
« Je plains les apiculteurs qui ne peuvent travailler que dans la plaine. » Thierry Forgues est inquiet. Non pas à cause du frelon asiatique, mais à cause des nouveaux insecticides systémiques utilisés sur le colza.
Longtemps, ce jeune apiculteur a fait du miel de colza une de ses spécialités. Aujourd'hui, impossible. « Le cruiser OSR (autorisé en juin par le ministère de l'Agriculture) tue tout. Il n'est pas sélectif. Les abeilles meurent. Elles ne rentrent même pas à la ruche », assure-t-il. D'où le problème : les apiculteurs ne peuvent pas prouver les raisons de cette mortalité. « Mais nous on sait pourquoi », souligne Thierry Forgues.
Pour dénoncer ce fléau, il est allé manifester à Paris avec d'autres apiculteurs, demander « l'asile écologique ». Ils veulent l'interdiction de ces insecticides. « Il faut arrêter de traiter à tout va. En pollinisant, les abeilles rapportent des milliards. Quand ils auront réussi à se passer de nous grâce aux plantes autofécondes, cela va être triste », insiste-t-il.
Mais, comme pour le frelon asiatique, il a l'impression que « tout le monde s'en fout ». Des frelons, il en tue régulièrement. Trois le temps de notre entretien. Pas de chance, il n'arrive pas à trouver leur nid. Pour autant, pour lui, ce prédateur ne représente pas la plus grosse menace. « Les abeilles ont traversé la période glacière. En Afrique, elles se battent avec d'autres insectes. En Asie, elles ont réussi à vivre avec le frelon. Il faut laisser le temps, ici aussi elles s'adapteront », indique-t-il.
Pour éviter le colza, Thierry Forgues s'est donc spécialisé vers d'autres miels. Il va en haute Ariège (bruyère, châtaignier), mais également dans l'Aude (romarin). « Du coup, on nous cantonne aux zones de montagne. En fait, cela veut dire qu'il est interdit d'aller en plaine », regrette-t-il.
Et la montagne n'étant pas extensible, cela signifie la disparition, à terme, de nombreux apiculteurs.
Les Ruchers de Mondély, rue Lazéma, Foix.




Le chiffre : 45jours > De durée de vie. En saison, les abeilles vivent entre 45 et 50 jours. L'hiver, leur espérance de vie est de six mois.


Un jeune apiculteurRestaurateur de métier, Thierry Forgues est devenu apiculteur en 2008. « J'ai hérité d'une ferme. Je ne voulais pas faire de l'élevage de gros animaux, alors je me suis lancé dans les abeilles. » Après une formation à Toulouse, il débute avec cinq ruches. Aujourd'hui, il en possède 200 et 80 ruchettes. Il produit plusieurs tonnes de miel, qu'il vend en supermarché et sur quelques foires régionales. « On ne peut pas être au four et au moulin. » Depuis peu, sa femme Michèle, qui tenait un magasin de vêtements sur Foix, l'a rejoint. Avant, « ils ne faisaient que se croiser ».






http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/04/1207971-foix-l-apiculteur-veut-s…  
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 Message Posté le: Jeu 1 Déc - 12:08 (2011)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
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Augmenter la TVA sur les pesticides

Univres Nature le 30 Nov 2011

A la satisfaction des associations environnementales, le Sénat a voté en faveur d’une augmentation de la TVA sur les pesticides à 19,6 %, contre 5,5 % jusqu’alors. Par rapport aux autres pays de l’Union européenne, dont les taux avoisinent les 19 %, la France se démarque, en effet, par un taux de la TVA des pesticides extrêmement bas. Elle se situe ainsi en seconde position dans la liste des taux les plus bas. Non effectif en l’état actuel, cet amendement doit encore être validé par les députés.

Saluant l’avancée notable permise par cette décision, l’association Générations Futures a, néanmoins, appelé les élus à aller plus loin, notamment en élargissant les critères concernant la redevance pour pollutions diffuses. Elle recommande, d’une part, l’ajout des Cancérigènes Mutagènes et Reprotoxiques suspectés (CMR3) et des perturbateurs endocriniens (PE) à la liste des substances concernées par la redevance. Par ailleurs, la redevance devrait être étendue aux adjuvants et co-formulants des produits phytosanitaires. Enfin, l’association requiert que les taux de cette redevance soit, au minimum, doubler


 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... gi?id=4925 
 
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 Message Posté le: Ven 27 Jan - 20:41 (2012)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
euractiv a écrit:


Les ventes de pesticides illégaux se multiplient dans l’UE

Les faux pesticides, qui représentent jusqu’à 25 % des produits utilisés dans certains pays, constituent une menace pour les agriculteurs, les sols et les cultures, a averti l’organisation européenne chargée de l’application des lois, Europol.


Les vendeurs de pesticides illégaux brassent des milliards d'euros tous les ans et leur trafic ne cesse de se développer à travers le monde.

Certains groupes du crime organisé paraissent « tellement bien structurés et professionnels » que les grossistes ne se rendent pas compte qu'ils achètent des produits contrefaits, a déclaré lundi 16 janvier un porte-parole d'Europol, Søren Pederse. L'organisation est chargée de faciliter l'échange d'information entre les polices au sein de l'UE.

Dangereux pour la santé
Les autorités américaines chargées de l'environnement et de l'application des lois ont récemment émis des avis similaires sur la circulation de pesticides et d'insecticides non approuvés dans certains États et déclaré que ces produits pourraient représenter une menace pour la santé publique.

De nombreux pesticides illégaux vendus dans des pays européens ne sont pas conformes aux normes de sécurité en vigueur et pourraient contenir des produits chimiques interdits perturbant le système endocrinien.

Les pesticides illégaux « menacent la santé des agriculteurs et des consommateurs et présentent un risque pour l'environnement », a affirmé dans un communiqué l'agence Europol basée à La Haye. Ils représentent un quart des ventes de pesticides dans certains États, a déclaré l'agence, sans toutefois préciser lesquels.

Certains agriculteurs complices ?
Certains agriculteurs pourraient toutefois utiliser ces produits délibérément car ils sont moins chers et plus puissants, a déclaré Hans Muilerman, le responsable des produits chimiques au bureau de Bruxelles du Réseau PAN (Pesticide Action Network), une organisation mondiale qui milite contre les produits phytosanitaires dangereux.

« L'application de la loi est incroyablement faible dans certains pays et inexistante dans d'autres. Les agriculteurs continuent d'acheter ces produits », a-t-il affirmé à propos des Etats de l'UE.

Dans les années 1980, la Communauté européenne a pris des mesures concertées pour interdire certains pesticides qui ont été déclarés toxiques pour les humains, les animaux et les sols. D'autres mesures ont suivi, notamment la réglementation européenne de 2008 sur les résidus de pesticides.

Sources de commerce illicite
Europol n'a mentionné aucun cas ou enquête spécifique, mains la Chine est soupçonnée d'être à l'origine d'une grande partie de la production de pesticides illégaux.

En parallèle, la Russie est parfois considérée comme la plaque tournante de ce genre de trafic, même si l'Association of European Businesses à Moscou affirme que le pays est également victime de ce trafic dans la mesure où des produits illégaux en provenance d'Europe occidentale y sont vendus.

Cette association a rapporté des cas d'utilisation par des fournisseurs illégaux d'emballages et de marques d'entreprises agroalimentaires et du secteur chimique comme Syngenta, BASF, DuPont et Dow. Cette technique leur permet de masquer les ventes de produits agricoles illégaux.

Coordination policière
Ulrich Vollmer, le président de l'association basée à Moscou, a déclaré dans un PDFcommuniqué publié en novembre dernier que le commerce des pesticides illégaux « pouvait être comparé au marché des stupéfiants. Il est très difficile d'évaluer les volumes de ce trafic en Russie, mais les experts estiment que ce marché représente 15 à 30 % du chiffre d'affaires du secteur des pesticides. »

Les forces de police allemandes, grecques, hongroises, italiennes, polonaises et espagnoles ont toutes mené des opérations ciblées contre les vendeurs de pesticides illégaux. Les autorités pakistanaises, vietnamiennes et américaines ont quant à elles récemment procédé à des opérations d'infiltration dans le commerce de ces pesticides.

  
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 Message Posté le: Lun 13 Fév - 21:03 (2012)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
Citation:


Monsanto jugé responsable de l'intoxication d'un agriculteur à Lyon


Le groupe américain Monsanto a été jugé "responsable", aujourd'hui à Lyon, de l'intoxication à l'herbicide en 2004 d'un agriculteur français. Cette décision de justice ouvre la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.

"Monsanto est responsable du préjudice de Paul François, un céréalier de Bernac (Charentes) suite à l'inhalation du produit Lasso", est-il indiqué dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon.

A l'audience, le 12 décembre 2011, devant la 4è chambre civile du TGI de Lyon, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d'avoir "tout fait pour laisser le Lasso sur le marché" alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d'où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n'est qu'en 2007 qu'il a été retiré du marché français.

Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son "obligation d'information" en ne détaillant pas la composition du produit sur l'étiquette, et en n'avertissant pas des risques liés à l'inhalation, ni de l'obligation de porter un masque.

L'avocat de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, met quant à lui en doute la réalité de l'intoxication, soulignant que les problèmes de santé ne sont apparus que plusieurs mois après.

  
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 Message Posté le: Dim 19 Fév - 16:54 (2012)    Sujet du message: Pesticide Répondre en citant  

 
le monde a écrit:

Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires



Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.ASSOCIATED PRESS/JAMES A. FINLEY

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.
PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.


•Un géant de la chimie… explosif



Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

•PCB : le procès de la honte




L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).DR

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

•Agent orange : condamné pour "empoisonnement"




Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.AFP/HOANG DINH NAM

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.


•L'herbicide Roundup est-il toxique ?


Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

>> Reportage : En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

•Herbicide Lasso : interdit à la vente



Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

•Hormones de croissance : scandale chez Fox News

Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.



•OGM : des procès en pagaille




Un champ de colza génétiquement modifié.THOMAS Fred

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoir replantées.

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

•Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?



L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.AFP/DERRICK CEYRAC

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommer en déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité", "Dialogue", "Transparence", "Partage", "Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

Soren Seelow
  
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 Message Posté le: Aujourd’hui à 00:56 (2016)    Sujet du message: Pesticide  

 
 
 
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