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purin d'ortie

 
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 laurent
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 Message Posté le: Mar 21 Déc - 14:39 (2010)    Sujet du message: purin d'ortie Répondre en citant  

 
Citation:
Guerre des nerfs autour du purin d'ortieLe Monde  | 09.12.10
La "guerre de l'ortie" reprend. Les membres de l'Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP) ont relancé les hostilités, mercredi 8 décembre, en épandant sur les plates-bandes de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) des préparations en apparence anodines, mais hors la loi : le purin d'ortie et l'huile de neem, utilisés par les jardiniers et agriculteurs bio pour soigner les plantes et tuer leurs parasites. Objectif de cette action de "désobéissance civique" : obtenir "une réglementation spécifique pour ces produits afin de travailler dans la légalité", explique Guy Kastler, membre de la Confédération paysanne et de l'Aspro-PNPP.Trois élus, dont la députée Europe Ecologie des Yvelines, Anny Poursinoff, ont accepté de devenir des "receleurs" des produits. Ces alternatives aux pesticides chimiques (l'une obtenue à partir de décoction d'ortie, l'autre tirée des graines du neem, un arbre tropical commun) ne disposent pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Leur utilisation est donc illégale.

L'affrontement autour des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) commence en janvier 2006, avec l'adoption de la loi d'orientation agricole, qui soumet ces produits à la même procédure européenne d'autorisation que les pesticides chimiques. Une obligation "inadaptée", selon l'Aspro, car très coûteuse (40 000 euros pour déposer un dossier). En outre, pour être homologuée, une substance doit remplir une série de critères (stabilité, homogénéité...) très difficiles à atteindre techniquement pour ces produits. Depuis, le sujet mobilise régulièrement élus et ministres. La volonté de doter les produits naturels d'un régime simplifié a été affirmée dans divers textes de loi et des mesures ont été prises : raccourcissement des délais, réduction du coût à 2 000 euros. Mais l'obligation d'inscription sur la liste européenne persiste.
Si les jardiniers amateurs bénéficient d'une tolérance, les agriculteurs prennent des risques, car ils sont tenus d'utiliser des préparations dotées d'une AMM. "Pour l'instant, on se contente de nous donner des avertissements, mais nous risquons la perte de notre certification et l'interdiction de vendre nos récoltes", explique M. Kastler. Les vendeurs, de leur côté, se retrouvent dans une situation inconfortable. "Nous avons le droit de commercialiser les produits, mais sans dire à quoi ils servent", raconte Didier Bougeard, gérant d'un magasin de produits bio.
Pascale Briand, la directrice générale de l'alimentation, défend le point de vue du ministère de l'agriculture et veut "favoriser l'émergence de ces produits, mais de façon sécurisée". L'Etat finance des études afin d'aider à constituer le dossier d'homologation du purin d'ortie, qui devrait aboutir, selon Mme Briand. L'homologation de l'huile de neem, toxique à certaines doses, est plus hypothétique. Selon l'Aspro, le produit est inoffensif s'il est utilisé correctement.



l'article original du monde  
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 Message Posté le: Mar 21 Déc - 14:39 (2010)    Sujet du message: Publicité  

 
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 laurent
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 Message Posté le: Mer 12 Jan - 22:07 (2011)    Sujet du message: purin d'ortie Répondre en citant  

 suite sans fin : La guerre des orties est déclarée (Politis)
jeudi 16 décembre 2010, par Philippe Chibani-Jacquot
Le développement des alternatives naturelles aux pesticides bute sur une réglementation qui favorise les produits de synthèse. Reportage à Montreuil, près de Paris.
 Ça sentait fort la campagne sur la place de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 8 décembre. Sous la neige, trois élus écologistes ceints de leur écharpe tricolore actionnent un ­pulvérisateur qui asperge de purin d’ortie un massif de fleurs, devant l’hôtel de ville. « Le purin d’ortie renforce les défenses de la plante contre les pucerons. S’il n’y a pas de pucerons, comme ici, il agira comme fertilisant », explique Dominique Jeannot, producteur, au milieu des embruns odoriférants. Un acte de ­désobéissance civile assumé par Anny Poursinoff, député des Yvelines, Michel Bourgain, maire de l’Île-Saint-Denis, et Josiane Reekers, conseillère municipale de Montreuil. Tous trois se sont déclarés officiellement« receleurs de purin d’ortie, produit interdit », à l’invitation d’une dizaine d’associations  [1] réunies autour de l’Association de promotion des préparations naturelles peu préoccupantes(Aspro PNPP), qui lutte contre l’interdiction de commercialisation touchant ces produits naturels. Ce « recel » expose les élus à une peine de deux ans de prison et 75 000 euros d’amende.
L’affaire n’est pas nouvelle. Début 2006, la loi d’orientation agricole, votée au Parlement, impose aux produits phytosanitaires naturels les mêmes exigences que les pesticides de synthèse. Ils doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) dont le simple dépôt de dossier coûte 40 000 euros. Faute d’autorisation, tous les produits naturels utilisés comme fertilisants, fongicides ou bactéricides par l’agriculture biologique deviennent hors-la-loi. Exit donc les producteurs de purin d’ortie, d’huile de Neem, de bouillie sulfo-calcique, qui faisaient vivre des savoir-faire ­traditionnels, utilisés jusque-là sans qu’aucun effet négatif ait pu être mis en évidence. « L’huile de Neem est donnée aux enfants indiens depuis des centaines d’années comme vermifuge », relève Guy Kastler, de l’association Nature & Progrès, dépositaire du label biologique du même nom. Tous ces produits, par définition, ne sont pas neutres, mais le bon usage et l’innocuité se fondent sur une expérience collective ancienne. « On sait que boire du vin en grande quantité rend malade. Ce n’est pas pour cela qu’on interdit le vin. L’État fait des campagnes de sensibilisation ! », s’emporte-t-il.
« Cela fait bientôt cinq ans que les politiques et l’administration jouent au ping-pong avec nous », reprend Guy Kastler. Après la loi d’orientation agricole, le Sénat puis l’Assemblée ont voté un amendement pour faciliter l’accès au marché des PNPP. « Un décret a été rédigé, et nous y avons participé. L’administration nous a suivis en reprenant l’idée que “la production des PNPP est à la portée de tout utilisateur final”. » Autrement dit, ces produits font parti du domaine public, et ne ­peuvent être brevetés. « Nous nous sommes dit que c’était gagné. Mais, avec la publication du décret fin 2009, le gouvernement a ajouté un article qui demande l’enre­gistrement préalable du principe actif sur la liste européenne des substances actives. »Retour à la case départ. En résumé, la loi française, en conformité avec le droit européen, traite un produit naturel traditionnel comme un produit de synthèse dont la conception et la réussite économique reposent sur le brevet d’invention qui assurera une exclusivité commerciale à la firme productrice. « Nous irons vers la disparition de savoir-faire dès lors que l’on continuera de nous imposer le cadre institutionnel du brevet », conclut Guy Kastler. « Nous avons là un problème de confiscation du bien commun et de marchandisation de la nature », renchérit l’architecte paysagiste Gilles Clément, venu soutenir l’Aspro PNPP. L’homme dont les jardins en mouvement des parcs de La Villette ou André-Citroën, à Paris, ont fait la renommée internationale estime que cette lutte « n’est pas qu’une question de marché. Il est question de priver l’individu de son autonomie » en l’empêchant de faire ce qu’il sait faire.
Le fait est que le marché des produits phytopharmaceutiques n’a pas grand-chose à craindre des PNPP, même si la réduction des pesticides dans l’agriculture est devenue une cible objective des politiques environnementales européennes. En France, le plan Ecophyto 2018, lancé il y a un an à la suite du Grenelle de l’environnement, prévoit de réduire de 50 % le volume de pesticides dans l’agriculture. « L’Allemagne et l’Espagne ont légiféré dans le respect des règles européennes, tout en ménageant une place à part pour les PNPP », souligne Jean Sabench, spécialiste de la question à la Confédération paysanne. C’est bien cette incohérence française entre l’affichage politique et la réglementation effective qui incite les associations à relancer la guerre de l’ortie. « Cette guerre apparaissait comme celle des agriculteurs, mais aujourd’hui c’est celle des jardiniers et des collectivités territoriales », explique Jean-François Lyphout, président de l’Aspro PNPP. Car la réduction des pesticides du plan Ecophyto s’impose aussi aux espaces verts, ce qui explique l’implication grandissante d’élus locaux qui doivent trouver des méthodes alternatives pour entretenir les parcs et jardins.
L’Aspro PNPP demande une réglementation adaptée aux produits ­phyto­sanitaires naturels traditionnels, qui inverserait en quelque sorte la charge de la preuve : l’interdiction d’un produit utilisé de longue date ne pourrait intervenir que si un impact négatif venait à être découvert. Le gouvernement, lui, ne ­semble pas vouloir bouger sur le cadre global. Interpellé récemment par un député, il indiquait le 23 novembre qu’une « convention [était en cours de finalisation] avec l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab), visant à soutenir les porteurs de projets concernant des substances naturelles peu préoccupantes, afin de les aider à franchir les étapes communautaires d’inscription des substances actives » sur la liste européenne. Autrement dit, le système perdurerait ; aux producteurs de trouver un soutien logistique et financier pour faire aboutir des demandes d’autorisation. Une avancée très partielle, mais qui aurait déjà le mérite de relancer la production naturelle française.
Notes :
[1]  Nature & Progrès, Les Amis de la terre, la Confédération paysanne, Kokopelli, le Syndicat des simples, etc.

pensez à renouveller votre adhésion ou à vous abonner : soutenir l'aspro est le geste indispensable pour soutenir cette association qui milite pour une reconnaissance des purins et extraits de plantes. 
 
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 laurent
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 Message Posté le: Dim 24 Avr - 15:11 (2011)    Sujet du message: purin d'ortie Répondre en citant  

 
Citation:
Le purin d'ortie autorisé à la vente
Un communiqué du ministère de l'Agriculture a annoncé mercredi que le purin d'ortie allait être autorisé à la vente. Le gouvernement espère ainsi encourager les agriculteurs à utiliser davantage de produits naturels.
Le plan Ecophyto 2018 prévoit entre autres de trouver une alternative naturelle aux pesticides chimiques. Un des objectifs énoncés est de, "si possible", réduire de 50% l'utilisation des pesticides dans l'agriculture d'ici à 2018. C'est dans cette optique que le ministère de l'Agriculture vient d'autoriser la commercialisation du purin d'ortie qui était jusqu'ici interdit à la vente en France. 
Le communiqué du ministère rapporté par l'AFP indique que pour "favoriser la mise sur le marché de produits" naturels, une "liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes" serait prochainement publiée. Le ministère a contourné le problème en demandant "l'inscription de l'ortie sur la liste européenne des "substances de base", ce qui nous permet désormais d'autoriser la mise sur le marché" du purin d'ortie mais également d'autres préparations naturelles. 
En effet, jusqu'alors, le purin d'ortie, comme d'autres produits naturels, était obligé de remplir les mêmes conditions que les pesticides chimiques, soumis à la réglementation européenne. La demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) ne pouvait pas être faite car déposer un dossier coûte déjà 40.000 euros, indique Le Monde. De plus, les critères à remplir pour permettre l'homologation d'un produit sont extrêmement compliqués à atteindre et si les jardiniers amateurs avaient le droit de préparer leurs décoctions en toute légalité, il en allait autrement pour les agriculteurs, obligés d'utiliser des produits possédant une AMM.

 

l'article original : http://www.maxisciences.com/purin-ortie/le-purin-d-039-ortie-autorise-a-la-… 
 
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 laurent
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 Message Posté le: Ven 13 Mai - 21:11 (2011)    Sujet du message: purin d'ortie Répondre en citant  

 
Citation:
 Le Ministère invente « La Piquette d’Ortie » pour mieux interdire « Le Purin d’Ortie »

1. L’arrêté publié le 28 avril [1] pour « autoriser le purin d’ortie » a pour effet d’interdire la commercialisation de tout purin d’ortie correctement préparé. En effet, les producteurs de purin d’ortie n’utilisent pas le procédé de fabrication rendue obligatoire par cet arrêté, car ce n’est pas le bon procédé de fabrication. Ils ne pourront toujours pas commercialiser leur production. Le seul « purin » autorisé par l’arrêté est une « piquette d’ortie », recette de Pif le Chien.

2. Cet arrêté est un passe droit ministériel visant uniquement à jeter de la poudre aux yeux des élus de la majorité ou de l’opposition qui sont de plus en plus nombreux à critiquer l’action du Ministère de l’agriculture : Dans un arrêté du 8 décembre 2009, le Ministre a défini des procédures inadaptées pour l’autorisation des PNPP. Mais il n’a pas été capable de les appliquer pour le purin d’ortie. En publiant l’arrêté d’autorisation, il ne respecte donc pas la réglementation qu’il a lui même mise en place, ainsi que l’atteste l’avis de l’ANSES du 27 janvier 2011. Trois mois après et contrairement aux pratiques de l’ANSES, cet avis n’est toujours pas rendu public sur son site !

Tout ceci met en évidence le bien fondé des critiques que nous formulons à l’encontre de la réglementation mise en place par le ministère de l’agriculture. [2] C’est pour ces mêmes raisons que la loi sur l’eau votée par le parlement le 12 décembre 2006 dit que les PNPP ne relèvent pas de la réglementation des pesticides. Le décret du 23 juin 2009 définissant les PNPP et l’arrêté d’application du 8 décembre 2009 ne respectent pas cette loi ni le vote des parlementaires parce qu’ils situent les PNPP parmi les pesticides.

Le nouveau décret publié le 28 avril dernier ne respecte pas la loi du 30/12/2006, ni le décret du 23/06/2009, ni l’arrêté du 8/12/2009, avec pour conséquences les tours de passe passe ministériels pour annoncer une fausse autorisation du purin d’ortie.

En continuant à commercialiser et à utiliser du vrai purin d’ortie, préparé suivant les bons usages en vigueur, nous respectons la loi et ne respectons pas les règlements qui ne respectent pas la loi. Nous demandons au ministre de respecter lui aussi la loi et de modifier en conséquence son décret et son arrêté d’application. Nous lui suggérons de s’inspirer pour cela des réglementations en vigueur en Allemagne, Autriche ou Espagne, pays qui autorisent largement les PNPP tout en respectant la même règlementation européenne que nous.

Le ministre déclare vouloir réduire les pesticides. En même temps il continue de bloquer les alternatives comme nous le voyons avec la nouvelle « Piquette d’Ortie », alors qu’il a donné 74 dérogations pour autoriser la commercialisation et l’utilisation des pesticides interdits car reconnus très toxiques en 2010.




http://hns-info.net/spip.php?article29393  
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 Message Posté le: Aujourd’hui à 07:10 (2016)    Sujet du message: purin d'ortie  

 
 
 
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