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Les soins naturels aux plantes par Emmanuel Chemineau

 
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 laurent
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 Message Posté le: Lun 4 Avr - 20:11 (2011)    Sujet du message: Les soins naturels aux plantes par Emmanuel Chemineau Répondre en citant  

 
LES SOINS NATURELS AUX PLANTES  


  
Différents moyens de lutte naturelle  

  
Les traitements et les moyens de lutte contre les ravageurs et les maladies ne sont qu'un élément parmi d'autres dans les techniques agroécologiques de jardinage.  

  
Il existe différents moyens de lutte contre les maladies et ravageurs :  

  
Moyens chimiques et biochimiques :  

  
Usage possible de substances chimiques d'origine minérale ou végétale.  
Composés minéraux : à effet fongicide généralement.  
Composés d'origine végétale : différentes actions sur les ravageurs : répulsion, goût désagréable du végétal, intoxication, ...  
Produits éliciteurs : ce terme désigne une substance qui déclenche une réaction de défense naturelle de la part de la plante lorsqu'elle est pulvérisée avant l'apparition d'un ravageur ou d'une maladie. Ces produits augmentent donc la capacité de défense des plantes.  
Produits phytostimulants ou biostimulants : ce sont des produits qui ont un effet stimulant et renforçant de la plante dans son ensemble. On parle également de promoteurs de croissance organique. Ces produits sont souvent des extraits de plantes voire des préparations microbiennes.  

  
Moyens biologiques :  

  
Utilisation d'ennemis naturels. Lutte relativement spécifique. La lutte biologique consiste à importer et introduire des organismes prédateurs ou parasites d'un insecte nuisible, soit de façon qu'il se naturalise dans le milieu de culture, soit de façon récurrente s'ils n'arrivent pas à s'implanter. Le prédateur consomme sa proie, le parasite vit à ses dépens.  

  
Insectes ou acariens : commande de larves à un fournisseur.  
Bactéries, nématodes ou champignons : poudre ou granulés.  

  
Un autre moyen biologique de lutte contre les ravageurs est l'usage de plantes compagnes. On parle aussi de cultures associées. Les plantes compagnes sont implantées à proximité de la culture à laquelle on les associe et visent à en améliorer la croissance ou à les protéger des ravageurs. En jardinage on peut facilement associer des cultures se protégeant mutuellement ou contre-planter certaines plantes au milieu des cultures pour les protéger.  
Par exemple: associer la carotte et l'oignon ou la carotte et le poireau pour une protection mutuelle contre les mouches spécifiques qui attaquent ces cultures.  

  
Moyens biotechniques :  

  
Domaine de la répulsion, des obstacles, des pièges, de l'élimination directe.  
Par exemple : pièges à phéromones, plaques engluées colorées, filets, ...  

  

  
Dans la suite de ce document nous nous occuperons plus spécifiquement des moyens de lutte chimique et biochimique en partant des produits que l'on peut trouver dans le commerce et en insistant sur les vertus des plantes spontanées ou cultivées que l'on peut trouver autour de soi.  

  

  
En amont des traitements, la prévention  

  
Les traitements naturels ne peuvent se substituer entièrement aux indispensables bonnes pratiques de jardinage :  

  
Choisir des plantes adaptées au sol, au climat, à la saison.  
Choisir des variétés résistantes ou tolérantes aux maladies.  
Avoir des plants sains.  
Rotation des cultures (4 ans en général).  
Associer les cultures.  
Gérer l'humidité.  

  
Il est également fondamental de veiller au maintien d'une faune et d'une flore diversifiées. C'est le premier moyen de lutte contre les pullulations d'insectes nuisibles et autres ravageurs des cultures. Ceci doit permettre de favoriser la multiplication spontanée des auxiliaires, véritables aides du jardinier.  

  

  
Voyons maintenant de façon plus précise quels produits peuvent être utiles en cas d'attaque importante de ravageurs ou de maladies.  

  

  
Les produits du commerce  

  
On trouve de plus en plus facilement en jardinerie des produits écologiques pour remédier à un certain nombre de problèmes posés par les ravageurs et les maladies au jardin. Toutes les jardineries (ou presque) ont maintenant un rayon présentant ces produits sous différentes marques (Solabiol, Le Jardin nature, Capsicol, Fertiligène…). Encore faut-il bien lire les consignes d'usage inscrites sur les emballages et tomber sur un vendeur compétent.  
Voici quelques exemples de produits qui peuvent être utiles au jardinier.  

  
Bouillie bordelaise : à base de sulfate de cuivre. Effet fongicide (contre les champignons responsables de certaines maladies) contre, notamment, le mildiou de la vigne, de la tomate ou de la pomme de terre ou encore la tavelure des pommes et la rouille du rosier.  

  
Le soufre : sous forme liquide ou bien en poudre. C'est aussi un fongicide permettant de traiter l'oïdium des légumes et des plantes ornementales.  

  
Ces produits, issus de la chimie minérale ont tout de même quelques inconvénients et il convient de les utiliser avec modération.  

  
Le cuivre a été sous sa forme de bouillie bordelaise, pendant un peu plus d'un siècle, le seul fongicide réellement efficace contre le mildiou de la vigne. Il est actuellement utilisé contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate, la tavelure des pommes, la rouille du rosier.  
Fongicide, le cuivre agit sur un large spectre de champignons. Il a également une action bactéricide,mais il est toxique (toxicité aggravée par le froid et l'humidité) pour un certain nombre d'auxilliaires (champignons utiles, chrysopes, …). Une sélection s'opère au niveau des bactéries entre celles qui s'en accommodent et les autres, entraînant ainsi un appauvrissement de la diversité. Ce métal n'est pas biodégradable et s'accumule dans le sol. Cette augmentation de la teneur en cuivre interagit de façon négative sur la vie animale et microbienne (vers de terre, micro-organismes, champignons symbiotiques, …) maltraitant ainsi un des fondements du jardinage biologique : la vie des sols.  
Pour l'agriculture biologique, la réglementation européenne avait prévu son interdiction totale pour 2002. Mais, en l'absence d'un produit de remplacement tout aussi efficace, les législations se sont rabattus vers une "dose journalière acceptable" de 0,5 mg/Kg. La réduction des doses est donc devenu le cheval de bataille tant en agriculture biologique qu'en agriculture conventionnelle. Cependant, il ne faut pas oublier qu'un ensemble de mesures préventives (rotations, équilibre du sol, adaptation des densités, …) doit être pris. Les variétés doivent bien sûr être choisies pour leur adaptation aux conditions locales en termes de sol et de climat.  
Alternatives en cours d'essai : formulation de bicarbonate de potassium en attente d'homologation en France, produits argileux expérimentés en Suisse, extraits végétaux en Italie, …  

  
Fongicide, le soufre permet de traiter l'oïdium de la vigne, des légumes, des plantes ornementales et des arbres fruitiers. Il agit aussi préventivement contre la tavelure des pommes et aurait une action néfaste sur les acariens. L'oïdium peut causer des dégâts importants et détruire totalement une récolte. Il se manifeste par un feutrage blanc caractéristique, d'aspect farineux, qui peut recouvrir totalement les feuilles. Il est favorisé par des arrosages sur feuillage (ou des orages) alors qu'il fait chaud. Des écarts de température importants entre le jour et la nuit y contribuent également.  
On peut poudrer le soufre directement sur les végétaux à l'aide d'une poudreuse ou bien diluer de la poudre de soufre mouillable à pulvériser. Le soufre est efficace entre 18 et 30°C ; au-delà, il devient toxique pour les plantes. Le traitement doit être répété toutes les semaines, tant que les conditions climatiques sont favorables à l'oïdium (chaleur et humidité modérées).  
Le soufre est-il pour autant inoffensif pour les auxiliaires ? Il est toxique pour Encarsia formosa, un prédateur des aleurodes (mouches blanches). De même, les chrysopes et certaines espèces de coccinelles y seraient sensibles.  
D'autres pistes de recherche peuvent être expérimentées comme le lait dilué à 50 % par exemple (efficacité également à 10 %).  

  

  
Les mouillants : principe actif issu de pin (terpènes). Les mouillants renforce l'adhérence et l'efficacité des traitements foliaires et limite le lessivage de la bouillie par la pluie. Ils sont en général assez cher et peuvent être remplacer dans un certain nombre de traitement (notamment dans l'utilisation des extraits fermentés de plantes) par du savon noir à 2 % beaucoup moins onéreux.  

  
Le savon noir : efficace contre les pucerons et cochenilles en complément avec d'autres produits (par exemple macérât huileux d'ail). Peut servir de mouillant pour la pulvérisation des extraits fermentés. Il existe cependant un risque de phytotoxicité en utilisant du savon, notamment chez les cucurbitacées. Il est alors recommandé de faire un test de dilution sur un ou deux plants. Il est préférable d'utiliser le savon par temps couvert ou bien le soir.  

  
Anti-chenilles : insecticide microbien sélectif issu d'une bactérie du sol (Bacillus thuringiensis ou Bt). Action sélective uniquement sur les chenilles en préservant la faune utile. Le Bt agit lorsqu'il est ingéré : il produit une protéïne qui cristallise dans le système digestif de la chenille qui cesse alors de s'alimenter et finit par mourir.  

  
Les EM : pour micro-organismes efficaces. C'est ce que l'on appelle une solution microbienne qui a des vertus très intéressantes.  

  
Les EM ont été découverts il y a 10 ou 15 ans par M. Teruo HIGA, docteur en agronomie et professeur d'horticulture à l'université de Ryukus à Okinawa (Japon).  
Les EM renferment plus de 80 espèces différentes de micro-organismes aérobies et anaérobies, vivant en équilibre et dont les uns vivent des métabolites (produit de transformation d'une substance) des autres. Cinq grandes familles composent les EM : levures, bactéries lactiques, bactéries photosynthétiques, actinomycètes et champignons microscopiques. Les 3 premières familles forment le plus grand groupe des EM. Ce mélange de 80 espèces de micro-organismes a une action de régénération, structurante et antioxydante qui lui confère une palette d'applications très large de l'agriculture au recyclage de déchets toxiques (notamment dans des décharges en Asie) en passant par le traitement des eaux. Les EM agissent selon 3 champs d'action : la fermentation, l'antioxydation et la transmission de vibrations. Les EM libèrent des substances actives antioxydantes, bioactives et fortement énergétiques à partir de matériaux organiques et contribuent ainsi à augmenter l'énergie positive et structurante qui favorise la vie. La putréfaction est inhibée et une décomposition par fermentation favorisée.  

  
Quelques effets des EM en agriculture :  

  
Augmentation de l'activité photosynthétique  
Stimulation de la santé des plantes (blocage de l'activité de certains pathogènes)  
Augmentation de la valeur biologique du compost et dégradation plus rapide  
Diminution des moisissures  
Meilleure conservation des légumes  

  

  
Il existe bien d'autres produits dans le commerce et de nouveaux sortent régulièrement avec l'engouement pour les produits écologiques. Comme on l'a vu pour le soufre (avec l'emploi de lait), il existe autour de soi des alternatives à tous ces produits à partir, notamment, des plantes spontanées et cultivées. C'est ce que nous allons voir à présent.  

  

  
Les préparations à base de plantes  

  
Nous avons, souvent sans le savoir, autour de nous et de nos jardins de nombreuses plantes spontanées ou bien cultivées qui possèdent des vertus intéressantes pour remédier à bien des problèmes que l'on peut rencontrer dans les cultures que nous entreprenons. Voyons tout d'abord sous quelles formes on peut utiliser ces plantes.  

  
Il existe différentes façons d'utiliser les plantes pour en faire des traitements efficaces :  

  
Les extraits fermentés :  

  
Ce sont ce que l'on appelle communément les purins mais revus et améliorés grâce à la ténacité d'un certain nombre de jardiniers-chercheurs. Les extraits végétaux sont davantage utilisés au printemps et au début de l'été pour leur effet stimulant sur la croissance mais ils peuvent aussi être utilisés toute la saison de jardinage.  
Par exemple, l'extrait fermenté d'ortie stimule la croissance du feuillage, la photosynthèse et la vie du sol (effets phytostimulants). La consoude, quant à elle, améliore la quantité et la qualité gustative des organes de réserves (tubercules et fruits). Pour ces effets, la dilution est de 5 à 10 %. Les mêmes préparations diluées à 20 % développent la capacité du végétal à se défendre contre les parasites (effet éliciteur) et ont en outre un effet « engrais ». L'extrait fermenté d'ortie diluée à 20 % est ainsi très approprié pour lutter contre les phénomènes de chlorose (jaunissement des feuilles dû à une carence en azote ou oligo-éléments) qui peuvent affecter nombre de végétaux.  

  

  

  
Les macérations :  

  
Ce sont des extraits à l'eau froide (entre 16 et 20°C), c'est à dire un trempage des morceaux du végétal choisi, pendant une journée tout au plus. L'intérêt principal de la macération est la rapide disponibilité de la préparation en cas d'urgence. Les plantes les plus souvent utilisées sont les feuilles de rhubarbe, d'ortie, de capucine (avec tiges) et les gousses d'ail. Elles ont toutes un effet fongicide.  

  
Les décoctions :  

  
On les obtient en faisant bouillir les plantes dans de l'eau (de pluie ou du robinet aérée). Il faut donc monter à ébullition, pendant 30 minutes à 1 heure en fonction des plantes, à petit bouillon et sous couvercle (pour ne pas perdre d'essences volatiles). Puis, on laisse refroidir avec le couvercle. Lorsque c'est froid, il suffit de filtrer (avec un filtre à café par exemple). Il ne reste plus qu'à l'utiliser rapidement car la décoction ne se conserve que de quelques heures à un ou deux jours. Par exemple pour la prêle il faut employer 500 g de prêle séchée pour 5 L d'eau et la faire bouillir pendant 1 heure. Laisser ensuite refroidir une nuit et employer le lendemain diluée à 20 %.  
Les décoctions permettent d'extraire les principes actifs des plantes ligneuses ou siliceuses. Cependant, certaines plantes molles voient leurs effets renforcés par la décoction. Ainsi, la consoude est, en extrait fermenté, un engrais foliaire, alors qu'elle est un insecticide en décoction. La prêle est utilisée en préventif et en curatif contre les maladies cryptogamiques (dues à des champignons microscopiques). Le sureau (feuilles avant floraison) éloigne altises, pucerons et thrips. La fougère aigle, fraîche ou séchée, employée en décoction pure, décourage les limaces ; c'est aussi un insecticide non sélectif. La consoude agit sur les aleurodes et sur les pucerons.  

  
Les infusions :  

  
Elles constituent avec les macérations la trousse d'urgence du jardinier biologique. On utilise les plantes séchées. Ce sont des traitements de choc qu'il est indispensable de compléter au bout de quelques jours avec des extraits fermentés. La menthe poivrée est un insecticide contre les pucerons ; la sauge officinale fait office de fongicide contre oïdium et mildiou. La rue est répulsive pour limaces, mulots et chats et détruit les larves de doryphores.  

  

  
Les éliciteurs ou phytostimulants  

  
Parmi les plantes que l'on peut trouver dans son jardin et aux environs, certaines sont qualifiées d'éliciteurs, phytostimulants, stimulateurs des défenses naturelles ou encore promoteurs de croissance biologique. Ces plantes constituent une voie importante dans la lutte préventive contre les maladies et les ravageurs de plantes cultivées. Les éliciteurs peuvent aussi être des micro-organismes comme les EM. Les éliciteurs sont des produits d'origine naturelle susceptibles d'enclencher une réaction de défense des plantes en l'absence d'agression véritable. Le mot « éliciteur » vient de l'anglais to elicit, « provoquer » (une réponse). Ces véritables « vaccins » végétaux représentent une voie d'avenir pour la réduction des traitements phytosanitaires. D'une manière générale, les pulvérisations foliaires d'extraits d'algues marines, de purins et macérations de plantes (absinthe ou rhubarbe) ont un effet éliciteur et protègent les plantes contre les insectes et les maladies. Les produits à double action, fertilisante et élicitrice, sont qualifiés de phytostimulants (ortie, consoude, bardane, prêle). On en trouve quelques-uns dans le commerce chez les spécialistes du jardinage biologique (notamment des extraits végétaux fermentés et les EM). On peut avantageusement réaliser soi-même des extraits fermentés de ces plantes.  

  
Pour réaliser un extrait fermenté  

  
On ramasse la plante (en général avant floraison). On la coupe en morceaux que l'on place dans un récipient de type seau en plastique ou en bois (le métal est à proscrire car il entraine des réactions non souhaitées). On recouvre d'eau (de pluie de préférence pour éviter le chlore de l'eau du robinet). La proportion idéale est de 0,8 à 1 Kg de plantes fraîches pour 10 L d'eau. Il est déconseillé de mélanger les plantes pour réaliser l'extrait. En revanche quand il s'agira de traiter plus tard il est possible de mélanger les extraits. On couvre ou pas avec un couvercle et on place le récipient à l'ombre. Tous les jours il est important de brasser la préparation pendant plusieurs minutes afin de dynamiser le mélange et de vérifier la progression de la fermentation. Lorsque la fermentation est en cours un tapis de bulles remonte à la surface et forme comme un écume. Lorsqu'il n'y a plus de remontée de bulles c'est que la fermentation est achevée. Il convient alors de soutirer l'extrait en le filtrant par exemple à travers un passoire et de stocker le liquide dans un bidon plastique (un cubitainer fait parfaitement l'affaire ou bien un jerrican recouvert d'un sac papier).  
Les extraits fermentés font intervenir un certain nombre de micro-organismes qui donne alors des propriétés particulières à la préparation. Ainsi une plante aura certaine propriété en infusion et d'autres si elle est fermentée.  

  

  
Les vertus des plantes  

  
Voyons maintenant quelles plantes peuvent être utiles au jardinier. Je vous propose le détail des vertus de 6 plantes essentielles pour le jardin et les arbres fruitiers. Mais sachez que pratiquement toutes les plantes ont des vertus qui peuvent nous intéresser.  

  
La consoude (Symphytum officinalis)  

  
On utilise en général les feuilles fraiches. Elle stimule la flore microbienne du sol et de la végétation (fonction phytostimulante). Elle favorise la pousse, le développement foliaire ainsi que la germination des graines. Les feuilles fraîches peuvent servir d'accélérateur de compostage. Elles favorisent la multiplication et le développement cellulaire (la consoude est une plante médicinale utilisée dans la pharmacopée humaine). L'extrait fermenté s'utilise en pulvérisation foliaire dilué à 5 %. Dilué à 20 % c'est un engrais soluble que l'on emploie en arrosage au pied des plantes (la consoude est riche en potasse). En infusion, elle permet de lutter contre les aleurodes (mouches blanches) et les pucerons.  

  
L'ortie (Urtica dioica)  

  
On utilise la plante entière avant floraison. L'ortie fortifie et stimule la flore microbienne du sol et la végétation (amélioration de la fonction chlorophyllienne ; lutte contre la chlorose). Elle sert aussi d'activateur de compost. L'extrait fermenté peut servir au trempage des semences à 20 % pour favoriser la germination ainsi qu'au pralinage des racines des arbres, arbustes ou légumes. A 20 % en arrosage, il a un effet engrais soluble également. Il peut aussi être utilisé en pulvérisation foliaire dilué à 5 %. En infusion, l'ortie se révèle insectifuge (sur pucerons, acariens, vers des pommes) voire insecticide sur certains pucerons.  

  
La prêle (Equisetum arvense)  

  
Elle est insectifuge et dynamiseur de croissance (tonique). Elle a un effet fongicide en préventif. La prêle est très riche en silice. En extrait fermenté dilué à 5 % c'est un répulsif contre le ver du poireau et les acariens rouges. Elle permet aussi de renforcer les plantes pour prévenir les attaques de champignons (par exemple mildiou sur tomates). Elle peut aussi, en pulvérisation foliaire aider à lutter contre la cloque du pêcher après débourrement. En décoction diluée à 20 %, elle a un effet fongicide (efficace contre les champignons) contre moniliose, rouille, tavelure, cloque et certaines maladies liées à des virus. Elle est également répulsive en décoction contre les acariens.  

  
La bardane (Arctium lappa)  

  
C'est une plante dont les propriétés sont souvent méconnues. Elle est structurante et stimule la vie du sol et la végétation. Elle peut aussi se révéler fongicide par exemple contre le mildiou de la tomate et de la pomme de terre. Elle possède de nombreux principes actifs. On peut utiliser la plante entière (avant floraison) y compris les racines qui sont plus riches en principes actifs. Comme la consoude c'est une plante riche en potasse. Elle a des vertus tonifiantes pour les plantes qui manquent de tonus. On peut l'utiliser en extrait fermenté dilué à 5 % en pulvérisation foliaire.  

  
Ces 4 plantes peuvent être considérés comme phytostimulantes.  

  

  
La fougère (Pteridium aquilinum)  

  
Elle est insecticide et répulsive grâce à ses nombreux principes actifs. Elle peut être utilisé en extrait fermenté seule ou bien associée à l'ortie ou la prêle. Elle est efficace contre le taupin de la pomme de terre avant plantation ainsi que contre le puceron lanigère ou bien la cicadelle sur vigne. La feuille peut être utilisée en paillage au pied des tomates.  

  
L'ail (Allium sativum)  

  
Cette plante possède de très intéressantes propriétés insecticides et fongicides. En décoction on peut l'utiliser conte la cloque du pêcher, la pourriture grise, la rouille ou encore la fonte des semis. En macérât huileux (100 g d'ail avec pelure hacher ; laisser macérer avec 2 cuillères à soupe d'huile d'olive pendant 12 h à couvert ; puis passer avec 1 l d'eau (de pluie de préférence) et utiliser dilué à 5 %), l'ail est efficace contre pucerons, acariens, mouches de l'oignon. Il serait même efficace en tant que répulsif à gibier (chevreuil).  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  
Sources bibliographiques  

  
Pucerons, mildiou, limaces...-Prévenir, identifier, soigner bio, Jean-Paul THOREZ, Editions Terre Vivante  

  
Le guide du jardin BIO – Potager, verger, ornement, Jean-Paul THOREZ et Brigitte LAPOUGE-DEJEAN, Éditions Terre Vivante, 2009.  

  
L'agenda du jardinier bio 2008  

  
Les micro-organismes efficaces au quotidien – Au service de la terre, des animaux et des hommes, Anne LORCH, Editions Le Souffle d'Or, 2011  

  
La culture biologique des légumes – La science agricole, Denis LA FRANCE, Editions Berger, 2010   

  

  

  
Atelier réalisé le 27 mars 2011 par  

  
Emmanuel CHEMINEAU  
Animateur en Agroécologie  

  
La Fustière 09700 CANTE  
Tél. : 06 31 78 13 00  

  
emmanuel_chemineau@orange.fr  
 
 
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